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  • Aujourd’hui café franco-philo

    Questions : pourquoi des termes couramment utilisés dans nos conversations sont-ils déconseillés et d’autres deviennent des composants de notre langage ? Pourquoi est-il contre-indiqué d’employer impacter alors que vient d’entrer massicoter dans la dernière édition du dictionnaire de l’Académie française ?

    Ce que je dis ne repose sur rien d’autre que ma conviction (c’est peu en effet) mais il me semble tout de même qu’aujourd’hui, en 2012, nous disons plus fréquemment impacter que massicoter.

    « La mode c’est ce qui se démode » disait Jean Cocteau. A la lumière de la conjugaison de massicoter (nous massicotons, vous massicotez…) on n’en doute pas.

    Il y a peut-être des éléments de réponse dans les phrases suivantes (issues du site de l’Académie) :

    « L’orthographe s’est considérablement transformée, tant du fait d’une évolution naturelle que par l’intervention raisonnée de l’Académie, des lexicographes et des grammairiens. La réflexion sur l’orthographe doit tenir compte de données multiples et souvent contradictoires, comme le poids de l’usage établi, les contraintes de l’étymologie et celles de la prononciation, les pratiques de l’institution scolaire, celles du monde des éditeurs et des imprimeurs, etc. L’Académie s’est employée, tout au long de son histoire, à maintenir un équilibre entre ces différentes exigences, l’expérience prouvant que les projets abstraits des réformateurs ne sauraient à eux seuls faire plier l’usage. Ainsi adopta-t-elle en 1835, dans la sixième édition de son Dictionnaire, l’orthographe -ais pour les mots terminés jusqu’alors en -ois mais prononcés depuis longtemps è (le françois, j’étois, etc.), réforme réclamée au siècle précédent par Voltaire. »

    Comme le souligne Chantal Rittaud-Hutinet dans Parlez-vous français : « Ce que certains considèrent comme le français orthodoxe, le seul pour eux ayant droit de cité, n’est en réalité que l’ensemble des normes abstraites que l’on trouve dans les dictionnaires, les livres d’orthoépie (prononciation normée) et les grammaires. »   

    Ainsi nous avons besoin de normes pour nous repérer, nous éclairer… et surtout nous indiquer si Hubert-votre-beau-père peut effectivement se permettre d’ajouter en toute innocence zythum sur le mot compte triple au Scrabble. C’est vrai, sans cela, que serions-nous ?!

    Il serait peut-être alors sage d’indiquer les fautes ou les écarts de langage lorsqu’on les constate, tout en gardant à l’esprit que nous ne manquerons pas d’en faire.

    L’erreur est humaine.

    Personne n’a la science infuse.

    Et les discours d’aujourd’hui ne seront pas toujours ceux de demain. Mais ça, certains le savent mieux que d’autres.



     

  • Chronique musicale d’un langage témoignage

    Tout d’abord je vous présente mes meilleurs vœux pour l’année 2012. Oui, même un 11 janvier on n’y réchappe pas. Je vous rappelle que réchapper signifie « échapper par chance à un danger grave ». J’ai failli ne pas vous souhaiter la bonne année sous prétexte qu’elle était déjà bien entamée. Vous pouvez mesurer le « danger grave »  que cela constituait.

    Mais passons.

    Hier, tandis que je regardais tranquillement Femmes au bord de la crise de nerfs (« feeeeeemmes, je vous aime »), je remarquai un plan sur des bobines de films, leurs pellicules plus précisément. D’une idée à l’autre, je pensai qu’en espagnol un film se disait « película ». Pourtant à l’heure du numérique et de la 3D il ne me semble pas qu’on ait déjà employé, chez nos voisins hispaniques, le terme « numericula ».

    Court exemple démontrant que le langage est aussi le témoignage de notre propre histoire.

    La condition des femmes (« femmes des années 80 ») au cours du siècle dernier apparaît également dans notre emploi actuel des mots où, par exemple, madame la préfète n’est autre que… l’épouse du préfet (« être une femme libérée, tu sais c’est pas si facile »). Heureusement les mœurs (« œ dans l’a, t-i-t-i-a ») ont bien changé…  Cela apparaît aussi pour ce mot, loin d’être innocent, et qui fait drôlement polémique depuis quelque temps : mademoiselle (" chante le blues ? "). Eh oui, à une époque où on fait des enfants sans se marier (« elle a fait un bébé toute seule ») et où les statistiques sont impitoyables quant au nombre de divorces, que peut bien vouloir encore dire mademoiselle ? Mais ces incohérences, ces petites hésitations, comme celles entre le tutoiement et le vouvoiement (« c’est mon ami et c’est mon maître, j’le vouvoie encore aujourd’hui »), aussi perturbantes soient-elles, ne sont-elles pas charmantes ? Notre langue influence même les situations sociales les plus anodines…

    - Madame, heu pardon… mademoiselle (" quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? ") !

    Mais peut-être est-ce madame ?  (« mademoiselle, c’est mademoiselle, et puis d’abord de quoi j’me mêle ?! »)

    C’est vrai ça… De quoi je me mêle ?

    P.-S. : si vous voulez faire un « blind test »  parolier (titre et interprète s’il vous plaît !), c’est par ici :

    http://fr-fr.facebook.com/pages/Cabinet-Agathe-Costes-%C3%A9crivain-public/182916225107840

    Rappelez-vous, c'est l’endroit où on partage la culture et la confiture sans facture.

  • Les faux amis existent dans la vie, mais aussi dans la langue française

    Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part

    Anna Gavalda a raison. En revanche, si elle avait titré son recueil de nouvelles Je voudrais quelque part que quelqu’un m’attende, elle se serait trompée. Pourquoi ? me direz-vous. Parce que, vous répondrai-je.

    Certes, c’est un peu court…

    La locution quelque part doit uniquement être utilisée pour désigner un lieu incertain. Nous l’employons trop souvent à tort pour exprimer une approximation, comme une sorte d’incertitude dans notre discours. Je réitère donc ma remarque : Anna Gavalda a raison.

    Attention, j’ai dit je réitère et pas je retire…

    Je vous saurais gré de faire la différence, et non je vous serais gré !

    Allez, jouons un peu…

    AMIS GAFFEURS CES EXEMPLES SONT POUR VOUS

    La semaine prochaine, portez une attention toute particulière à ne pas déclarer à votre patron combien vous abhorrez sa cravate. Oubliez également d’avouer à votre dernier béguin toute l’infection que vous lui portez. Vous risqueriez de faire chou blanc (pas choux gras). Pour remédier à la honte causée par ces deux événements tragiques, vous pourriez envisager de prendre une année sabbatique ET PAS SYMPATHIQUE !! 

    Bon, si jamais vous désirez transformer ce monologue ludique (et pas lubrique, merci) en dialogue interactif, je vous invite à déposer vos commentaires sous le lien de ce dernier blog, à la page suivante :

    http://fr-fr.facebook.com/pages/Cabinet-Agathe-Costes-%C3%A9crivain-public/182916225107840

     C’est un lieu où on partage la culture et la confiture sans facture. Bon appétit.

  • ILS SONT DE RETOUR

    Mais qui donc me direz-vous ?
    Les  méchants ? Oui si l'on veut, les " méchants " de la langue française : les redondances, les inventions et les non-sens !

    ILS SONT LA PARMI NOUS.
    Et tous les jours nous ne les voyons pas, ou plus précisément nous ne les entendons plus. Ils sont devenus tellement communs que nous les répétons tous en chœur tel un orchestre de perroquets.

    A la lecture du dernier blog (mais si, vous l'avez lu), vous avez compris qu'il était inutile de qualifier une secousse qui secoue, de tenter de contourner un livre en passant par le périphérique,  ou de faire de la " gestion " d'enfants. 

    Aujourd'hui, vous vous rappellerez qu'une accalmie est déjà passagère, qu'on apporte un paquet et qu'on amène un enfant, et que nos tics de langage sont parfois destinés à flatter notre ego...

    Reprenons : l'accalmie passagère est la cousine éloignée de la secousse sismique, l'accalmie étant - déjà - définie comme une interruption momentanée. Merci à vous de ne plus préciser que l'accalmie, forcément passagère, est passagère...

    Ensuite, récapitulons : on gère notre entreprise et on s'occupe de nos enfants. Puis, on apporte des conseils et on amène nos enfants à l'école. Apporter devant désigner un inanimé et amener un animé. Toutefois, cette erreur fréquente peut être pardonnée... " L'erreur est humaine, le pardon divin ", dit Alexander Pope. Alors, en toute fausse modestie, pardonnons ces écarts de langage ! En effet le verbe " amener " peut être utilisé pour signifier " transporter une chose jusqu'à un endroit ". D'où les méprises...

    Enfin, comme l'a si bien décrit Philippe Labro dans Les gens, parfois nous employons des expressions inutiles, témoignage d'un certain snobisme, ou d'un phénomène de mimétisme.  Je cite le passage, vous comprendrez :

    " Un autre tic de langage avait débarqué dans le magma des médias, emprunté sans doute à la pratique des analystes et des analysés. On était " dans " quelque chose. Les people adoraient cela. Et lorsqu'on les interrogeait dans les publications ou émissions consacrées à leurs faits et gestes, à la célébration permanente de leur " mise en danger " ou leur " prise de risque ", ils raffolaient de se décrire " dans " un état d'esprit. Plutôt que de dire : " Je suis indifférent ", ils disaient : " Je suis dans l'indifférence. " [...] Ainsi allait la vulgate de l'époque... "

    A bientôt chers lecteurs et lectrices.

  • Une secousse incontournable à gérer


    Changement de registre : aujourd'hui le blog s'amuse avec les mots !

    Nous allons aborder quelques expressions ou mots que nous utilisons à tort. Le processus d'imitation étant tellement ancré dans nos habitudes que lorsque quelqu'un dit n'importe quoi, devinez ce qui se passe ?
    " Il devient n'importe qui ? "
    Nooon !
    Quand quelqu'un dit n'importe quoi : tout le monde dit n'importe quoi ! Et ainsi de suite...

    Un exemple ? Oui bien sûr.
    Une secousse sismique ?
    Sismique est un adjectif relatif au séisme. Un séisme est une secousse ou une série de secousses de l'écorce terrestre. La boucle est donc bouclée pour la " secousse secouante " dont on entend souvent parler.

    Un autre exemple ?
    Vous avez lu un livre incontournable ?
    Tant mieux pour vous, mais réfléchissez-bien : avez-vous essayé de le contourner ? Comment avez-vous donc fait ? vous êtes passés par le périphérique ?!

    Allez, un dernier pour la route (exemple bien entendu).
    Les vacances commencent et les enfants courent, chantent, s'émeuvent des jolies petites choses de la vie... Bref, ils braillent.
    Mais bon, de toute façon, vous savez les gérer !
    En fait non, vous ne savez pas les gérer (ne vous vexez pas immédiatement ! attendez que je dise la suite) car vous ne pouvez pas.
    Vous gérez une entreprise, une affaire, des biens... Mais vous ne gérez pas des enfants, ils ne sont pas des objets ou des concepts inanimés. Leurs cris, pardon leurs doux et mélodieux chants, devraient pourtant vous le rappeler...

    A bon entendeur !

  • Une langue singulière avec des exceptions plurielles (5e partie)

    Vous vous souvenez ? Nos amis les mots composés et leur pluriel...
    Il restait à aborder le verbe + nom, le mot invariable + nom, le verbe + verbe et les mots étrangers. Rien que ça.

    Concernant le verbe + nom la raison l'emporte sur les sentiments : le verbe reste fidèle à lui-même tandis que le nom s'accorde. La logique est respectée, j'espère que vous lui en saurez gré. Des tourne-disques, des tire-bouchons, des cure-dents...
    Sauf...
    Sauf... Oui, vous vous doutiez bien que cela n'allait pas être aussi facile... Quand le nom est unique ou a un sens abstrait il reste invariable. Comme dans des abat-jour (vous n'abattez pas les jours ? Alors lui non plus), des perce-neige, etc.

    A propos du mot invariable + nom, une chose complètement incroyable advient : il n'y a pas d'exceptions ! Le mot invariable le reste et le nom s'accorde. Des non-lieux, des avant-scènes...

    Et le verbe avec le verbe ? " Un verbe avec... un verbe oooohohohoohohohohohoh"... Laissez-passer, il n'y a rien à voir, ils ne varient pas.

    Vous êtes xénophiles (grâce à moi vous allez ouvrir un dictionnaire un vendredi soir, voire même le week-end : ce blog est vraiment exceptionnel !) donc vous le savez mais au cas où... Les mots étrangers d'origine anglophone prennent le plus souvent la marque du pluriel sur le deuxième mot composé : vous avez commandé des hot dogs dans des snack-bars pendant les week-ends...
    Les latins restent eux généralement fidèles (je sais c'est surprenant) : des post-scriptum, des a priori...

    Sur ce, je vous dis bye-bye ou ciao-ciao, comme vous préférez.
    A bientôt.

  • Une langue singulière avec des exceptions plurielles (4e partie)

    Ah le mot composé…  Le mariage d’un nom avec un nom, ou avec un adjectif, d’un verbe avec un nom voire un autre verbe, parfois une préposition s’immisce comme si elle y avait été invitée… Et nous dans tout ça ? Eh bien nous, on en perd notre latin, ou plutôt notre français.

    Parce que quand il faut faire des petits pluriels, c’est sûrement un peu comme dans tous les couples : les ennuis commencent !

    Comme vous lisez ce blog attentivement (souriez, c’est dans votre intérêt), vous savez déjà ce qu’il arrive aux rejetons des noms composés suivants : nom + nom et nom + préposition + nom.

    Aujourd’hui nous aborderons l’adjectif accompagné du nom et l’adjectif avec… l’adjectif.

    Alors lorsque le nom composé se compose (vous l’avez vue vous aussi cette belle répétition ?) d’un adjectif et d’un nom les deux prennent le pluriel. Vous avez tous joué avec vos cerfs-volants dans des basses-cours à la recherche de coffres-forts cachés.

    Non ? Non. Tant pis j’aurais essayé.

    La première exception du jour se nomme « grand + nom féminin ». La deuxième (malheureusement pour vous, pas la seconde, nous en verrons encore d’autres) « demi + nom ». Donc quand le mot commence par grand et est suivi par un nom féminin seul le deuxième indique la marque du pluriel. En clair cela donne un repas de Noël avec vos grands-pères et vos grand-mères. Pour le cas de « nu + nom », normalement nu reste tel quel (tout nu oui c’est ça) sauf si on évoque la nue-propriété des nus-propriétaires.

    Ensuite, un adjectif avec un autre adjectif cela donne du pluriel à tous les étages, en l’occurrence au premier et au deuxième. Sauf… sauf… (ce mot risque de devenir le plus utilisé de ce blog, à mon grand dam) quand ils désignent des langues et des couleurs : ils ne s’accordent pas. Des sourds-muets peuvent acheter des dictionnaires français-espagnol et avoir les yeux bleu-vert.

    Je vous laisse réfléchir avec vous-même sur le sens inexistant de cette dernière phrase. Au programme dans quinze jours : le verbe + nom, le mot invariable + nom, le verbe + verbe et les mots étrangers. Je sais que vous trépignez. A bientôt.

  • Une langue singulière avec des exceptions plurielles (3e partie)

    En cette veille de week-end nous abordons un virage difficile, après le pluriel des noms, voici le pluriel des noms composés. Autant vous dire que, comme on le crie souvent dans le langage familier lorsqu'on tape violemment (quotidiennement pour certains, si, si...) le coin de la table : " Aïe aïe aïe. "

    Déjà, et si vous lisez régulièrement ce blog vous commencez à en avoir l'habitude, rappelez-vous qu'il n'y a pas de règles sans exceptions. C'est l'une des nombreuses " joies " du français !

    Donc, quand le mot composé est formé par deux noms, il prend la marque du pluriel : des bâteaux-mouches longent la Seine, les enfants naissent dans des choux-fleurs (c'est bien connu), il faut toujours utiliser des mots-clés pour ses recherches, etc. 

    Des exceptions ? Evidemment... Vous achetez bien des timbres-poste, vous aimeriez que votre patron ait son bureau à des années-lumière du vôtre, car vous avez travaillé avec des gardes-chasse et suite à cela vous avez souscrit plusieurs assurances-vie...

    En fait, lorsque le deuxième nom est complément du premier, vous ne l'accordez pas. 

    Quand le mot composé contient un nom suivi d'une préposition suivie, elle, d'un autre nom, vous ne devez mettre au pluriel que le premier nom : vous avez admiré de magnifiques chefs-d'oeuvre représentant des arcs-en-ciel, tout en mangeant des pommes de terre (c'est moins probable, mais bon).

    Sauf que... Sauf que... les bêtes à cornes ne sont pas de cet avis, encore moins quand vous les recevez lors de tête-à-tête pour déguster des pot-au-feu (fort improbable également, j'en conviens).

    Retenez alors que quand le deuxième mot est introduit par les prépositions à ou au, le mot composé reste invariable pour conserver la prononciation du singulier.

    Voilà pour aujourd'hui, en espérant que la reprise des cahiers n'ait pas été trop ardue...

    A bientôt !

  • Une langue singulière avec des exceptions plurielles (2e partie)

    Les noms en -al forment leur pluriel en -aux. En effet, nous nous sommes tous rendus à des festivaux (sic) cet été... C'était un régal, cette sorte de bal ou de carnaval sans aucun chacal...

    Les noms en -ail (font mal ?) se terminent avec un s au pluriel, comme détails. Certains s’en sortent en formant leur pluriel en -aux : vitrail/vitraux, corail/coraux, émail/émaux, fermail/fermaux, soupirail/soupiraux, vantail/vantaux, bail/baux et le meilleur pour la fin travail/travaux. Eh oui…

    Les noms finissant par s, x et z au singulier ne prennent pas de marque de pluriel : les Chinois mangent du riz dont les prix sont toujours plus élevés.

    En revanche, certains noms n’existent qu’au pluriel : dans la catégorie « réunion de famille » (plus ou moins joyeuse, j’en conviens) on retrouve les fiançailles et les obsèques. Existe aussi uniquement sous la forme plurielle les ténèbres et les mœurs.

    Etrange groupement de mots : ténèbres, mœurs, fiançailles et obsèques… Ils expriment tous quelque chose de fort émotionnellement (obsèques, fiançailles, ténèbres), ou ancré dans notre culture (mœurs, fiançailles, obsèques). Les mots qui n’existent qu’au pluriel sont-ils plus forts que ceux qui peuvent être au singulier ? L'union ferait donc la force, même en orthographe ? Que penser du mot repos alors ? Qu'il est plus fort que travaux ?! En ces temps de rentrée, je vous laisse méditer sur cette conclusion farfelue...

  • Une langue singulière avec des exceptions plurielles (1re partie)

    Attention, avis à tous les amateurs de français et de toutes ses subtilités, aujourd'hui le blog fait la part belle aux formations du pluriel pour les noms.

    Facile me direz-vous... Et pourtant cela ne l'est pas tant que ça, car mettre au pluriel un nom revient à citer une infime partie des nombreuses exceptions de notre chère langue (comme le dit la chanson : " fascinante, intelligente, intéressante... ").

    La plupart des noms forment leur pluriel en ajoutant un s : amis, copains, etc. Jusque là tout va bien.

    Les noms en -ou forment leur pluriel en ajoutant un s : trous, clous, bijoux, hiboux... Comment ? Un x à la fin de bijoux, hiboux, cailloux, choux, genoux, joujoux, poux ?! Eh oui...

    Les noms en -eu prennent un x au pluriel : désaveux, adieux, feux (vous ne le confondez pas avec l'adjectif feus - mes feus aînés - non, bien sûr que non). Mais bleus et pneus sont là pour vous rappeler à l'ordre également.

    Evidemment, d'autres cas de ce type seront abordés plus tard dans ce blog. Pour l'instant, notez tout de même que certains mots changent complètement de forme au pluriel. C'est le cas pour ail qui devient aulx. N'allez pas au marché en demandant des aulx (vous serez sûrement soupçonné de cannibalisme), en revanche n'hésitez pas à le placer au Scrabble...