L'instant culture de l'écrivain public : pause-café, pause français

  • Bouger les lettres et changer les mots

    Comme je l'ai expérimenté récemment sur mon vélo : un mur, ça fait mal.

    Ce n'est pas la plus belle phrase que j'aie jamais écrite, mais elle a au moins le mérite de vous faire sourire, voire rire. Et, de surcroît, elle va se révéler très utile pour évoquer l'une des nombreuses subtilités de notre langue...

    Reprenons.

    Un mur ça fait mal.

    Et changeons...

    Un mûr ça fait mâle.

    Ou pire encore...

    Ain mur sa fée mâle.

    Maintenant, enfin, vous ouvrez les yeux. Vous pensez à votre correcteur automatique d'orthographe qui vous laisse écrire de telles inepties ! Ce qui ne serait évidemment pas le cas de votre écrivain public. Une pensée qui me vient par hasard...

    Le français est une langue si riche que modifier un point, une virgule, un accent ou l'orthographe d'un mot change intégralement le sens de votre idée initiale. C'est notamment ce que j'ai dit à ma chère et tendre belle-mère (je vous en prie, n'y voyez point d'ironie) qui est aussi une belle mère.

    Il faut parfois savoir retirer les tirets, surtout quand c'est à bon escient.

     

  • Les chiens ne font pas des chats, ni des daurades

    Nos amis les animaux sont fascinants : les daurades royales sont hermaphrodites, rien que ça.

    Elles (ils ?) naissent mâles, puis deviennent femelles au cours de leur vie.

    Nos amis les (ani)mots sont surprenants : orgue, délice et amour transcendent les genres (tiens donc !). Au singulier, ils naissent masculins, puis au pluriel ils deviennent féminins.

    Les cinéphiles vous confirmeront qu'Amours chiennes a tout de même plus de chien qu'amours chiens.

    P.-S. : pour les sceptiques des daurades qui préfèrent les dorades, sachez que peu importe où vous les pêchez, les deux orthographes sont admises. Pêcher n'étant pas pécher, vous n'aurez pas à vous empêcher de les pêcher...